📋 Ce guide en bref
La page met les démarches dans le bon ordre : urbanisme, raccordement, choix du mode d'injection, contrat et calendrier. L'objectif est d'éviter les contenus qui mélangent tout en laissant croire que “l'installateur gère tout” sans nuance.
Le bon ordre des démarches : d'abord la mairie, ensuite le raccordement
- Vérifier la faisabilité et le devis
La base reste un projet cohérent avec la toiture, les usages et le régime d'autoconsommation visé. - Passer par l'urbanisme
La pose en toiture modifie l'aspect extérieur du bâtiment. Une déclaration préalable est donc la règle de base. - Déposer la demande de raccordement
Cette étape peut être faite par vous-même ou par l'installateur. Sa date compte directement pour le régime tarifaire applicable. - Choisir vente du surplus ou absence d'injection
Le parcours administratif n'est pas le même selon que vous signez un contrat d'achat ou une convention sans injection. - Valider la mise en service
Le contrat d'achat démarre alors pour 20 ans si vous êtes sur un schéma avec vente du surplus.
Urbanisme : ce que la mairie regarde vraiment
La pose de panneaux sur toiture modifie l'aspect extérieur du bâtiment. C'est pourquoi la déclaration préalable reste la base administrative habituelle du projet.
| Cas | Lecture pratique | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Maison individuelle hors secteur sensible | Déclaration préalable en mairie avec pièces graphiques et description des travaux. | Il faut attendre l'absence d'opposition dans les délais avant de figer définitivement le chantier. |
| Secteur protégé / ABF | La lecture devient plus exigeante et peut limiter l'aspect, la visibilité ou l'implantation du projet. | Ce point ne doit jamais être découvert à la fin du devis. |
| Copropriété | Il faut ajouter la lecture du règlement et, selon le cas, le passage en assemblée générale. | Un projet techniquement faisable peut devenir juridiquement bloqué si ce point est ignoré. |
Raccordement Enedis : la vraie charnière du dossier
- Autoconsommation avec vente du surplus : le raccordement ouvre la lecture du contrat d'obligation d'achat.
- Autoconsommation sans injection : Service-Public renvoie vers la convention d'autoconsommation sans injection avec Enedis.
- Petit ou grand projet : ce n'est pas parce que l'installation est “résidentielle” que cette étape devient secondaire.
- Installateur RGE : il reste déterminant si vous visez la prime à l'autoconsommation.
Contrat d'achat, CACSI et choix du mode d'injection
| Choix | Ce qu'il implique | À retenir |
|---|---|---|
| Vente du surplus | Signature d'un contrat d'obligation d'achat pour vendre l'électricité non consommée. | Service-Public rappelle une durée de 20 ans à compter de la mise en service. |
| Sans injection | Pas de vente de surplus. Il faut une convention d'autoconsommation sans injection avec Enedis. | Ce choix ne doit pas être présenté comme “plus simple” sans parler des limites de valorisation. |
| Vente en totalité | Schéma moins mis en avant pour le résidentiel depuis les évolutions du régime 2025. | Il ne faut plus le présenter comme l'option résidentielle standard par défaut. |
Calendrier : où se créent les retards et les erreurs
Le délai total dépend du temps d'instruction en mairie, de la disponibilité de l'installateur, du raccordement et du choix du régime d'injection. Il est donc plus sain de raisonner en séquence administrative qu'en “pose en quelques jours”.
- En amont : faisabilité, dimensionnement, devis, urbanisme.
- Pendant le chantier : pose, conformité du matériel, mise en cohérence avec le tableau électrique.
- Après la pose : raccordement, contrat, mise en service et activation effective du cadre d'exploitation.